ACTUALITE

Les travaux de la salle d'exposition avancent … la nouvelle exposition également.
Nous recherchons toujours des bénévoles pouvant donner un peu de leur temps pour la réussite de cette nouvelle exposition permanente. N'hésitez pas à nous contacter !

Nous espérons pouvoir inaugurer cette exposition vers le milieu du mois d'avril.

Le 27 septembre dernier, la Maison de la Nature / CPIE de Belle-Ile organisait une réunion publique au CAL. Celle-ci a permis d'informer le public sur l'évolution du paysage bellilois et sur les projets de l'association dans ce domaine. En voici un petit compte-rendu ...

REUNION PUBLIQUE
27 SEPTEMBRE 2004


« Belle-Ile rurale »


Une soixantaine de personnes sont présentes au CAL dont les maires de Bangor et Palais et une dizaine de conseillers municipaux.

Guillaume FEVRIER, ingénieur agronome chargé d'études à la Maison de la Nature - CPIE de Belle-Ile en Mer, précise que la discussion va porter sur le visage rural de Belle Ile et en présente les richesses naturelles : espèces rares, milieux de vie différents, paysages variés… induisant des intérêts esthétique, touristique, scientifique.
Mais la diminution de l'activité agricole, donc de l'entretien de la campagne, menace cette variété. On se dirige rapidement vers un enfrichement - de plus en plus de fougères et de prunelliers - d'où  une diminution du nombre d'espèces de plantes, d'insectes, d'oiseaux, et une banalisation du paysage.
La Maison de la Nature estime que l'on peut et que l'on doit réagir, avec d'autres acteurs qui sont notamment les agriculteurs, les chasseurs, les collectivités locales, pour un projet collectif et durable.
Ce projet, c'est le Contrat Nature, dispositif du Conseil Régional de Bretagne, dont le but est de cadrer les projets d'étude, de mise en valeur et de gestion conservatoire d'espèces et d'espaces remarquables sur le territoire breton. La préparation de ce dispositif est en cours grâce au FRAC-GPN (Fonds Régional d'Aide au Conseil pour la Gestion du Patrimoine Naturel).

Le débat s'ouvre, mené par Guillaume FEVRIER, Etienne LEBIGRE (Président du CPIE) Eric PANNEQUIN (vice-président de la CCBI en charge de l'agriculture) et Dominique ILLIAQUER (Président de la société de chasse). (Robert ILLIAQUER, Président du syndicat d'élevage est excusé pour raisons professionnelles).
La discussion porte sur la nécessité ou non d'intervenir sur les friches, d'un point de vue purement naturaliste (évolution des espèces : la nature ne tend pas forcément à la diversité) et d'un point de vue humain (le paysage est le support et le résultat des activités humaines).

La question des moyens est évoquée, la réponse est que différents dispositifs existent (Contrat Nature, Contrat d'Agriculture Durable, Natura 2000) ; il s'agit de les associer, de mettre en rapport financiers et acteurs. Les agriculteurs présents témoignent de leur intérêt mais il faut les aider à simplifier les démarches, à trouver le temps et valoriser leur travail. La pression foncière à Belle-Ile est également un problème ; un consensus se dégage pour dire qu'il n'est pas question d'intervenir partout. Un exemple concret est donné pour une prairie humide abandonnée : une fois le ou les propriétaires identifiés et d'accord, un contrat peut être signé avec un  agriculteur (moyennant contrepartie financière) afin de faucher ou de faire pâturer le site, et des interventions visant à maintenir le fonctionnement de cette zone humide peuvent être mises en place avec l'Agence de l'Eau. Des inventaires et suivis naturalistes seront réalisés afin d'évaluer les résultats des actions de gestion. En ce qui concerne les landes mésophiles (qui ne sont pas des friches !), fauchage, pâturage, et girobroyage sont également un bon moyen d'entretien ; le feu pratiqué autrefois n'étant plus autorisé…

En conclusion, « le paysage est une volonté de l'homme », les réformes en cours de la PAC (Politique Agricole Commune) vont avoir des incidences sur les pratiques agricoles et donc sur l'évolution de ce paysage, mais à condition d'agir ensemble, nous pouvons infléchir cette évolution pour qu'il garde sa richesse et sa diversité autant que son intérêt économique et son potentiel attractif et touristique.


La Maison de la Nature est ouverte à tous ceux qui souhaitent
s'intéresser à ce projet et/ou y intervenir.

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